 |  CANARIE et CENIC créent « une super autoroute de données entre le Canada et la Californie » qui permet la mise sur pied de nouveaux projets de RDC dans les domaines des soins de santé et des médias numériques.

L’école de médecine du Nord de l’Ontario utilise cette connexion en ultra-haute vitesse rendue possible par CANARIE et CENIC
pour donner simultanément des cours en anatomie tridimensionnelle à un grand nombre d’étudiants de différentes régions.
Le programme permet à des professeurs, à des chercheurs et à des étudiants d’universités de partout dans le Nord de l’Ontario (Canada) de voir et de manipuler la collection la plus exhaustive de dissections de cadavres en haute définition au monde,
celle-ci se trouvant à l’Université Stanford, en Californie. Ce programme novateur contribuera à réduire la pénurie de médecins
qualifiés dans cette région reculée du Canada.
Le Canada profitera de cet imposant pipeline d’échange de données avec la Californie pour former plus de médecins dans les collectivités du Nord, combattre l’autisme et d’autres maladies du système nerveux et renforcer la position du pays comme pivot mondial en innovation pour le cinéma numérique. Et ce n’est que le début.
Mettre en relation le réseau évolué en recherche et en éducation du Canada (CANARIE) avec son équivalent en Californie (CENIC) fut un des premiers résultats livrés par le Partenariat d’innovation stratégique Canada-Californie (PISCC). Considéré comme un jalon, ce lien a été créé en juin 2006, seulement quelques mois après les premières discussions à propos du PISCC qui ont eu lieu entre le consul général du Canada à Los Angeles, l’Université de Californie et des partenaires scientifiques de partout au Canada.
« Quand on s’engage dans ces grands projets de collaboration, on cherche quelque chose d’important et de réalisable dès le départ », a déclaré le Dr Roberto Peccei, vice-chancelier de l’Université de Californie, lors d’une entrevue en 2006. « Grâce au leadership de CANARIE, CENIC et Calit2 (Institut des télécommunications et des technologies de l’information de Californie), il y avait une volonté réelle d’aller de l’avant très rapidement. Le fait que ce lien Internet soit un de nos premiers succès donne un véritable essor à la totalité du Partenariat d’innovation stratégique Canada-Californie. »
Le réseau avancé de CANARIE est disponible dans chaque province canadienne, y compris dans plus de 80 universités, 50 collèges, 2000 écoles, 40 centres de recherche et 40 hôpitaux. Son lien avec CENIC comprend les 10 campus de l’Université de Californie et des centaines d’autres universités, collèges et instituts de recherche en Californie.
Offrant des vitesses aussi élevées que 10 Gigaoctets à la seconde, ce « pont Internet » a permis à des chercheurs de collaborer dans des domaines technologiques présentant un potentiel de commercialisation élevé, et de poursuivre des échanges commerciaux bilatéraux entre le Canada et la Californie qui s’élevaient déjà à 36,9 milliards de dollars US.
Renforcer les liens de la recherche
Des chercheurs des deux côtés de la frontière ont déjà commencé à exploiter ce lien Internet dédié. Par exemple, des chercheurs de l’Institut de neurologie de Montréal (Québec, Canada) et du Centre national de recherche en microscopie et en imagerie de l’Université de Californie collaborent au développement d’un réseau de recherche en imagerie globale du cerveau pour étudier le développement normal du cerveau et l’autisme. Avec le temps, ce réseau mondial permettra d’accélérer le diagnostic et le traitement de désordres cérébraux, de réduire les coûts associés aux traitements et d’améliorer la qualité de vie de personnes atteintes de maladies du système nerveux.
« Il ne s’agit plus d’un réseau hypothétique auquel nous pouvons intégrer toutes les données et, plus important, toutes les connaissances du monde sur le développement et les maladies du cerveau. La puissance de calcul et les possibilités de télécommunications des réseaux de recherche avancée révolutionnent la manière dont on pratique les neurosciences. L’occasion de bâtir ainsi à même l’expertise et les connaissances d’autres groupes ailleurs dans le monde nous offre des façons complètement nouvelles de régler nos problèmes de santé locaux », a déclaré le Dr Alan Evans, professeur en neurologie et neurochirurgie, à l’Université McGill.
Former davantage de médecins dans le Nord
Ce partenariat Internet unique pourrait rendre les outils avancés de diagnostic disponibles à n’importe quelle université qui a une école de médecine, contribuant ainsi à augmenter le nombre de médecins qui pratiquent dans de plus petites villes ou municipalités. L’école de médecine du Nord de l’Ontario (NOSM), la plus récente au Canada, a commencé à utiliser cette connexion en 2006 pour offrir des cours en anatomie tridimensionnelle – simultanément et en temps réel – à des étudiants de l’Université laurentienne de Sudbury et de l’Université Lakehead à Thunder Bay.
Les étudiants peuvent voir et manipuler la collection la plus exhaustive de dissections de cadavres en haute définition au monde, celle-ci se trouvant à l’Université Stanford, en Californie. La NOSM est à explorer des manières d’offrir son cours d’iAnatomie à d’autres écoles de médecine du Canada.
« L’objectif de la diffusion de notre programme de formation est d’enseigner à des étudiants dans des communautés où nous voulons qu’ils travaillent. En rendant ces renseignements accessibles sur une diversité de plateformes, les étudiants en médecine de Sudbury ou de Thunder Bay auront accès aux mêmes ressources que ceux du centre-ville de Toronto », a déclaré le Dr David Topps, directeur, e-Formation, École de médecine du Nord de l’Ontario.
Profiter de l’expertise en cinématique du Canada
L’Université Ryerson compte parmi les institutions de recherche qui contribuent à placer le Canada à l’avant-plan de l’innovation technologique du cinéma numérique. Des chercheurs de l’institution utilisent présentement le lien Internet CANARIE-CENIC pour collaborer avec des ingénieurs et des scientifiques de l’Université de Californie à San Diego et l’Université de la Californie du sud dans CineGrid – un consortium de laboratoires mondiaux qui permet aux réalisateurs, aux spécialistes de la mise en images et aux experts en médias numériques de collaborer à distance à la production et à la post-production de films numériques et d’autres produits d’imagerie en forte demande.
Cette recherche a le potentiel de positionner Toronto – et le Canada – comme chef de file de la post-production pour le cinéma numérique. Comme le commissaire de films de Toronto Peter Finestone le décrit, cela signifie que la distance n’est plus un obstacle à la collaboration créative.
« Un réalisateur se trouvant à San Francisco, Prague, Melbourne, Madrid, Mumbai ou Los Angeles pourrait travailler avec une équipe de post-production de Toronto. Ils peuvent se voir et s’entendre, les uns les autres, partager leur quotidien, éditer des scènes, ajouter de la musique, de l’animation ou d’autre contenu, le tout avec une fidélité maximale et sans délai significatif. C’est ce type de capacité qui permettra à Toronto de partager son expertise en post-production avec le reste du monde. »
Et la Californie reconnaît la valeur de ce partenariat avec le Canada. Le gouverneur Arnold Schwarzenegger a souligné l’importance que chacun serve de levier à l’autre en recherche, en affaire et en investissement pour faire progresser la recherche et la commercialisation dans plusieurs domaines, y compris les cellules souches et la médecine régénérative, les maladies infectieuses, la nanotechnologie, le transport avancé et l’énergie, ainsi que les technologies de l’information et des communications.
« La Californie et le Canada ont tous les deux adopté une démarche progressive, et des perspectives mondiales visant le long terme. En mettant en valeur les forces de chacun en recherche, en affaires et en investissement, nous pouvons démontrer la puissance des partenariats pour exporter notre influence dans le reste de l’Amérique du Nord et dans le monde. CENIC et CANARIE ont construit le pont Internet qui contribuera à accélérer notre capacité de trouver de nouveaux traitements pour la maladie et de nouvelles manières de réduire notre dépendance au pétrole et au charbon, des innovations qui ne profiteront pas uniquement à la Californie et au Canada, mais au monde entier », a déclaré le gouverneur Schwarzenegger. Merci à CANARIE pour avoir fourni les renseignements nécessaires à la rédaction de cet article.
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